Couple préparant leur simulation de prêt immobilier avec PTZ sur ordinateur

Vous avez fait votre simulation PTZ en ligne. Le résultat affiche 70 000 €. Vous additionnez mentalement ce montant à votre capacité d’emprunt classique. Et vous commencez à visiter des biens à 320 000 €. Trois mois plus tard, la banque vous annonce que votre budget réel plafonne à 285 000 €. Ce décalage, je le constate régulièrement dans les dossiers que j’accompagne en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le problème ? Le PTZ ne s’additionne pas simplement à votre prêt principal. Il s’articule avec lui selon des règles que la plupart des simulateurs en ligne ignorent totalement.

L’essentiel PTZ + simulation en 30 secondes

  • Simulez d’abord SANS le PTZ pour connaître votre capacité de base
  • Le PTZ compte dans le calcul des 35 % d’endettement, mais différemment selon le différé choisi
  • L’écart entre PTZ théorique et PTZ réellement accordé peut atteindre 15 000 à 25 000 €
  • Le différé (jusqu’à 15 ans) allège vos mensualités au début, mais les alourdit ensuite

Pourquoi le PTZ ne se simule pas comme un prêt classique

Soyons clairs. Le PTZ n’est pas un prêt autonome. Aux termes du service-public.fr, le PTZ doit obligatoirement compléter un autre prêt immobilier. Impossible de financer un achat uniquement avec un PTZ. Cette règle change tout dans l’ordre de votre simulation.

Le PTZ n’est pas un prêt comme les autres

Trois particularités le distinguent : un différé de remboursement pouvant aller jusqu’à 15 ans, des plafonds variables selon votre zone géographique, et une prise en compte spécifique dans le calcul d’endettement. Ignorer ces paramètres fausse votre estimation de budget.

L’erreur la plus fréquente que je rencontre ? Partir du montant PTZ maximum théorique. En 2026, selon les conditions PTZ actualisées, le dispositif peut financer jusqu’à 50 % de votre projet en zone tendue. Ça paraît énorme. Mais ce plafond dépend de vos revenus fiscaux de référence N-2, de votre composition familiale, et de la politique de la banque qui instruit votre dossier.

Dans mon accompagnement de primo-accédants, je constate régulièrement une erreur coûteuse : simuler le PTZ au montant maximum théorique sans anticiper que certaines banques appliquent des décotes. Ce constat est limité à mon périmètre d’accompagnement en région lyonnaise. L’écart peut atteindre 15 000 à 25 000 € entre le budget imaginé et le budget réellement finançable.

Autre point souvent négligé : le PTZ s’intègre dans l’ensemble des aides au financement immobilier disponibles. Mais son articulation avec le prêt principal reste le cœur du montage. C’est là que tout se joue.

La simulation PTZ nécessite de prendre en compte plusieurs paramètres interdépendants



La bonne méthode pour intégrer le PTZ dans votre simulation

Je recommande toujours de procéder dans un ordre précis. Contre-intuitif, peut-être. Mais efficace. La clé : ne jamais commencer par le PTZ.

Étape 1 : Calculer votre capacité sans le PTZ

Avant même de penser au PTZ, déterminez ce que vous pouvez emprunter avec un crédit classique seul. C’est votre socle. Selon les règles du HCSF analysées par la Banque de France, le taux d’endettement maximum est fixé à 35 % de vos revenus nets. La durée maximale : 25 ans.

Prenez vos revenus nets mensuels. Multipliez par 0,35. Vous obtenez votre mensualité maximale. Avec un taux autour de 3,5 % sur 25 ans, ça donne une enveloppe de base. Notez ce chiffre. C’est votre plancher garanti.

Étape 2 : Déterminer le montant PTZ réellement accordable

Maintenant, et seulement maintenant, vérifiez votre éligibilité PTZ. Le revenu fiscal de référence pris en compte est celui de l’année N-2 — pour une demande en 2026, ce sont vos revenus 2024. Attention : si vos revenus ont augmenté depuis, vous restez éligible sur la base de l’ancien montant.

La quotité PTZ (le pourcentage du projet finançable) varie selon votre tranche de revenus et la zone du bien. En zone B1 autour de Lyon, comptez généralement entre 30 % et 40 % du coût de l’opération pour les profils primo-accédants standards.

Étape 3 : Vérifier que l’ensemble passe sous les 35 %

C’est là que ça se complique. Le PTZ génère des mensualités. Même avec un différé, ces mensualités futures doivent être prises en compte. Certaines banques calculent l’endettement sur la période de différé uniquement (mensualité PTZ = 0 €). D’autres anticipent la période post-différé et intègrent les futures mensualités dans le calcul immédiat.

Erreur fréquente : partir du PTZ maximum

Simuler votre capacité en partant du PTZ maximum théorique, puis ajouter le prêt principal, inverse la logique bancaire. Résultat : un budget surestimé de 10 à 15 % dans les dossiers que j’accompagne. La banque, elle, part toujours de votre capacité de remboursement réelle.

Récapitulatif : les 3 étapes pour simuler PTZ + prêt principal

  1. Capacité de base

    Calculez votre emprunt maximum SANS PTZ (35 % d’endettement, 25 ans max).

  2. Éligibilité PTZ

    Vérifiez votre tranche de revenus N-2 et la quotité applicable à votre zone.

  3. Validation endettement global

    Contrôlez que mensualités prêt principal + mensualités PTZ post-différé restent sous 35 %.

Connaître son vrai budget avant de visiter évite les déceptions



Pretto : simuler PTZ et crédit principal en une seule fois

Le problème des simulateurs classiques ? Ils traitent le PTZ et le crédit principal séparément. Vous obtenez deux chiffres. À vous de les additionner. Et de vérifier manuellement que l’ensemble respecte les règles bancaires. Pretto résout ce problème avec une approche différente : une simulation unifiée qui intègre directement le PTZ dans le calcul global.

Concrètement, le simulateur Pretto applique automatiquement les contraintes réelles des banques. Le taux d’endettement de 35 % fixé par le HCSF, le taux d’usure en vigueur, la durée maximale de 25 ans. Le PTZ est injecté dans ce calcul comme il le serait dans un dossier bancaire réel. L’outil prend en compte le différé pour estimer vos mensualités pendant et après cette période.

L’avantage principal : obtenir une estimation réaliste en quelques minutes. Pas de décalage entre ce que vous simulez et ce que la banque acceptera réellement. Pretto propose également une attestation de financement gratuite après analyse de votre dossier par un expert. Ce document vous permet de vous présenter face aux vendeurs avec une preuve de financement validée par un professionnel.

Pour les profils complexes — freelances, indépendants, revenus variables — Pretto met à disposition des courtiers spécialisés capables d’évaluer les cas que les simulateurs standards ne savent pas traiter. L’incertitude sur l’éligibilité PTZ est levée avant même de commencer les visites.

Ce que le différé PTZ change dans vos mensualités

Selon le guide Action Logement sur le PTZ, le différé de remboursement peut aller jusqu’à 15 ans selon votre tranche de ressources. Pendant cette période, vous ne remboursez rien sur le PTZ. Uniquement votre prêt principal. Ça allège considérablement vos mensualités au départ.

Mais attention. Ce différé n’est pas un cadeau gratuit. Il décale simplement le remboursement. Et quand il se termine, vos mensualités augmentent brutalement. J’ai accompagné récemment un couple primo-accédant en zone B1 près de Lyon. Leur simulation initiale intégrait un PTZ de 80 000 € sans tenir compte du différé dans le calcul d’endettement. Résultat : les mensualités post-différé dépassaient les 35 %. Le dossier a dû être recalculé avec un différé partiel pour rester conforme.

15 ans

Différé maximum PTZ selon la tranche de revenus

Le récapitulatif ci-dessous compare l’impact des trois options de différé sur un exemple concret : prêt principal de 200 000 € à 3,5 % sur 25 ans, PTZ de 50 000 € remboursé sur 15 ans après différé.

Comparatif mensualités selon le type de différé PTZ
Type de différé Mensualité années 1-10 Mensualité années 11-25 Coût total
Différé total 10 ans 1 001 € (prêt seul) 1 334 € (prêt + PTZ) ~350 000 €
Différé partiel 5 ans 1 120 € (prêt + intérêts PTZ) 1 250 € ~345 000 €
Sans différé 1 280 € (prêt + PTZ) 1 001 € (prêt seul) ~340 000 €
Le différé PTZ modifie la courbe de remboursement sur toute la durée du prêt



Les modalités de différé PTZ détaillées par CAFPI précisent que la durée totale peut s’étendre de 20 à 25 ans selon le profil. Le choix du différé impacte directement votre taux d’endettement calculé par la banque. C’est pourquoi une simulation intégrée — comme celle proposée par Pretto — permet d’anticiper ces variations avant de vous engager.

Vos questions sur le PTZ dans la simulation de prêt

Le PTZ compte-t-il dans le calcul des 35 % d’endettement ?

Oui, mais de manière variable selon les banques. Pendant la période de différé total, certains établissements considèrent que la mensualité PTZ est nulle et ne l’intègrent pas au calcul. D’autres anticipent les mensualités post-différé pour évaluer votre capacité réelle sur toute la durée. Renseignez-vous sur la méthode appliquée avant de valider votre simulation.

Dois-je simuler le PTZ avant ou après le prêt principal ?

Toujours après. Votre capacité d’emprunt de base (prêt classique seul) constitue le socle du montage. Le PTZ vient en complément pour réduire le montant emprunté au taux du marché. Inverser l’ordre conduit à surestimer votre budget réel.

Que se passe-t-il si mon PTZ est refusé après la simulation ?

C’est précisément pourquoi la simulation de base sans PTZ est essentielle. Si le PTZ est refusé, vous devez pouvoir financer le bien avec votre seul prêt principal. Sinon, vous risquez de devoir renoncer à l’achat ou renégocier le prix. Prévoyez toujours un plan B.

Les revenus pris en compte sont ceux de quelle année ?

Pour une demande PTZ en 2026, ce sont vos revenus fiscaux de référence de 2024 (avis d’imposition 2025). Bonne nouvelle si vos revenus ont augmenté depuis : vous restez éligible sur la base de l’ancien montant, plus favorable.

Peut-on modifier le différé PTZ après signature ?

Non. Le différé est fixé à la signature du prêt selon votre tranche de revenus. Il n’est pas modulable ensuite. Anticipez soigneusement l’impact sur vos mensualités futures avant de choisir votre option.

Limites de cette simulation et précautions

  • Les montants PTZ et capacités d’emprunt mentionnés sont indicatifs et dépendent de votre situation personnelle
  • Les barèmes et plafonds PTZ peuvent évoluer en cours d’année selon les décisions gouvernementales
  • Seule une étude de votre dossier par un professionnel permet de valider l’éligibilité réelle

Risques à anticiper : refus PTZ si les revenus N-2 dépassent les plafonds après actualisation, décalage entre simulation et offre réelle si le bien change de zone, surendettement si le différé PTZ n’est pas anticipé dans le calcul des mensualités post-différé.

Pour sécuriser votre projet, consultez un courtier en crédit immobilier ou conseiller bancaire spécialisé.

Rédigé par Maxime Valentin, conseiller en financement immobilier exerçant en cabinet de courtage depuis 2018. Basé en région Auvergne-Rhône-Alpes, il a accompagné plus de 200 primo-accédants dans l'optimisation de leur plan de financement incluant PTZ, prêts aidés et montages bancaires complexes. Son approche privilégie la pédagogie et la transparence sur les mécanismes réels d'acceptation bancaire.